Que l’on aime ou non la série, le feuilleton TV n’est que la partie émergée d’un dispositif transmedia qui démontre son efficacité depuis 10 ans. Pour cet anniversaire, PBLV illustre ses capacités d’innovation transmedia par une 1ère expérience mondiale de synchronisation web/TV sur un feuilleton quotidien.
Boucheron : exemple de #storytelling #luxe
Le storytelling de la nouvelle collection de haute joaillerie de Boucheron nous invite à « Rêver d’ailleurs ». Il s’articule en 5 chapitres : Rives du Japon, Trésor de Perse, Pinceau de Chine, Splendeurs de Russie, Fleurs des Indes et respecte les principes d’un storytelling subtil et efficace, suivant les codes du luxe.
1. Créer une narration globale qui donne du sens
Louis Boucheron, fils du fondateur, parcourait le monde à la recherche des plus belles pierres ou à la rencontre de ses clients. A son retour, il racontait les histoires de ses voyages « exotiques », illustrés dans ses carnets. Les artisans de la maison pouvaient alors imaginer de la vue des toits de Paris de nouveaux horizons d’inspiration. Louis Boucheron, storyteller avant l’heure, disait de son métier :
« Notre raison d’être est de créer de l’émotion. »
La nouvelle collection revisite cette même source d’inspiration, en réinterprétant ces « exotismes » à la française. La narration de Boucheron s’ancre toujours dans son hôtel lumineux de la Place Vendôme, point central de son storytelling.
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Comment utiliser efficacement le #storytelling ?
L’efficacité du storytelling repose principalement sur la force émotionnelle des histoires qui en accroît la mémorisation, l’attachement et le partage. L’ infographie de One Spot® montre les mécanismes activés dans notre cerveau ainsi que des tendances chiffrées qui permettent de tirer des règles de conception d’un storytelling efficace.
1. Intégrer l’attente de storytelling des consommateurs
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Irlande : exemple de #storytelling #tourisme
Pour promouvoir sa destination de voyage auprès des touristes français, l’Irlande développe une campagne visuelle spectaculaire qui adopte les principes du storytelling digital.
1. Créer un univers narratif et émotionnel
L’office de tourisme a en effet choisi de rendre sa destination attachante et émouvante en l’associant aux aventures de Game of Thrones. L’Irlande invite à voyager entre fiction et réalité, en nous faisant entrer dans des « paysages qui crèvent l’écran ».
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Avec Oasis, le transmedia #storytelling a du jus !
Au sein de l’univers bien installé de ses personnages et de leur langage fruité, Oasis a d’abord mis en scène des parodies de film existants avant de se lancer dans la création d’une websérie. La diffusion des épisodes s’accompagne d’un dispositif transmedia imaginatif qui joue des codes de la génération Y et Z.
La websérie
Sous le titre de #effetpapayon, 4 épisodes de 2’30 nous font vivre les aventures amoureuses et loufoques de la bande de p’tits fruits. Diffusés à raison d’1 par mois depuis mi-avril sur sa chaîne You Tube et au cinéma, Oasis nous tient en haleine pour comprendre « Commangue ils sont tombés si bas ? »
Le dispositif transmedia
Un site internet dédié propose des contenus additionnels, tandis que le buzz de chaque nouvel épisode est alimenté par des éléments complémentaires :
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Joy, le #storytelling de la joie en pleine crise
Dès la création de ce parfum, en 1930, Jean Patou a su jouer des fondamentaux du storytelling : créer un nom porteur d’émotions, lui associer une narration construite et la partager.
Le pitch
Jean Patou doit faire face à la crise de 1929 qui voit s’effondrer son importante clientèle américaine. Comment réagir pour éviter la faillite ? Le couturier prend la situation à contre-pied. Lire la suite
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Exemple de #storytelling croisé Duvelleroy-Guerlain
Parallèlement à son storytelling d’entreprise, Duvelleroy déploie celui de ses éventails en le croisant avec l’histoire de ses prestigieux clients, ses designers pointus ou ses « confrères » créateurs de luxe. Ainsi chaque éventail raconte une histoire, comme tout parfum de Guerlain diffuse une légende.
Pour créer un storytelling croisé, il faut rechercher une histoire commune et la rendre vivante.

Pour Duvelleroy et Guerlain, c’est un conte de fée qui les rapproche, car ils partagent un bel épisode de l’Histoire de France. Lire la suite
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Lyon poursuit son storytelling gourmand
Après avoir lancé en 2013 son ambitieux dispositif transmedia autour de la « Chef factory », la ville développe son storytelling gourmand au travers d’une websérie culinaire.
Le pitch
Dans chaque épisode, un ancien élève de la « Chef Factory » ( Meilleur Ouvrier de France, Chef, Sommelier, Producteur etc.) dévoile un de ses secrets à la directrice de l’école, incarnée par la comédienne Armelle. Le ton humoristique choisi se révèle un challenge d’équilibre entre le sérieux des chefs existants et le rôle plus ou moins déjanté de la directrice fictive.
Le dispositif
La websérie se décline en 10 épisodes de durée variable (entre 3 et 7 min) et se déploie sur
- le site de la Chef Factory
- You Tube (1er épisode avec 97 576 vues et les suivants nettement moins). Les épisodes postés simultanément sur cette plateforme ont peut-être créé une certaine saturation au lieu d’obtenir l’effet feuilleton suscité par exemple par La nuit de YSL.
- la page Facebook qui a connu une augmentation de ses fans (3795)
Et une touche d’intercuturel avec la vidéo en japonais du chef Takao Takano, qui vient de recevoir sa 1ère étoile Michelin à Lyon et rappelle que la ville, en dehors d’être gourmande, est classée au patrimoine culturel de l’Unesco.
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Duvelleroy : storytelling d’une reprise d’activité
En s’associant avec le dernier héritier de la maison Duvelleroy, éventailliste des reines depuis 1827, Éloïse Gilles et Raphaëlle de Panafieu ont relancé l’activité de l’entreprise, en déclin depuis 1970 et en ont ravivé le storytelling.
Elles ont choisi d’inscrire leur storytelling dans la continuité des éléments de l’histoire de Duvelleroy, avec lesquels elles sont en affinité. En effet, cette maison a été créée par un jeune homme de 25 ans à une époque où l’éventail était démodé et il a su en lancer une nouvelle mode. C’est exactement ce qu’ont fait, depuis 2010, les 2 jeunes associées, en remettant dans le vent, les éventails de haute façon et les éventails de designer.
Pour parfaire cette continuité, elles se sont plongés dans le trésor d’archives, documents, dessins et moules d’éventails, conservés soigneusement depuis 1827. Elles ont sélectionné des codes pour symboliser Duvelleroy en cohérence avec l’histoire de cette maison et leur propre appréhension d’un éventail contemporain :
- la marguerite, logo des éventails de haute façon
- la couleur jaune pour les packagings (couleur préférée de Madame Duvelleroy)
- la reprise des « icônes » intemporelles de la maison comme les éventails en plume de paon, les éventails ballons.
Parallèlement, elles ont reconstitué le circuit de fabrication qui comprend 15 artisans d’art différents : plisseur, brodeur, plumassier, tabletier sur corne, tabletier sur ébène etc. Mais elles ont aussi apporté leur innovation en mettant au point de nouvelles technologies d’ennoblissement comme la sérigraphie de feuilles de métal sur soie ou de la dentelle retravaillée. Elles ont ainsi obtenu le label Entreprises du Patrimoine Vivant.
Leurs collections n’en sont pas pour autant surannées. Elles revisitent les classiques, réalisent des pièces d’exception comme un éventail de plumes d’1 mètre d’envergure pour le film Shalimar de Guerlain. Elles co-éditent également avec des designers pointus une collection d’éventails plus accessibles.
Et en 2012, elles sont lauréates du Talents du luxe pour leur originalité. En 2013, le musée des Arts Décoratifs consacre une exposition à cet aller-retour entre passé et présent qui caractérise l’histoire de Duvelleroy désormais. En 2014, elles continuent d’écrire le storytelling d’une transmission réussie.
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4 principes pour un storytelling événementiel efficace
Au lieu de présenter factuellement l’événement Digital Trendspot 2014, les organisateurs ont choisi un storytelling accrocheur et universel. Son utilisation est un bel exemple, qui suit 4 principes de mise en place d’une communication narrative.
1.Rassembler les données
A Londres, le 10 avril, la société Sitecore propose une journée événementielle sur l’art du digital storytelling. Elle y invite plusieurs agences de publicité anglaise, à raconter des cas où le storytelling révèle de manière spectaculaire son efficacité.
2.Créer une structure narrative efficace
Les organisateurs ont astucieusement réutilisé les règles du storytelling, en nous faisant imaginer ce que le digital modifierait à nos contes de fée. Ils ont ainsi revisité la structure narrative de 4 contes et les ont associés à des solutions digitales qui auraient évité bien des tracas à leurs protagonistes :
- si le Prince Charmant avait utilisé les médias sociaux
- si Hansel et Gretel avait mieux planifié leur excursion
- si les 3 petits cochons avait consulté des informations pertinentes
- si le peit Chaperon rouge avait eu accès aux informations en temps réel
Ils en ont adopté les expressions idiomatiques, les codes visuels et le ton de la conteuse.
3. Choisir les médias qui créent l’engagement
Pour que ce storytelling événementiel soit efficace, il faut non seulement développer un récit attractif, mais aussi le rendre visible et partageable sur les réseaux sociaux. Le couplage infographie et vidéo démultiplie les possibilités de mémorisation, d’engagement et de partage.
4. Mesurer le retour sur investissement
Les éléments de la communication digitale étant interactifs, les taux de clics, de visualisation et de partage des vidéos ou infographies sont analysables, tout autant que le nombre de réservation pour l’événement.
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