Archives de Catégorie: Luxe

Comprendre le #storytelling avec Swarovski

Dans les légendes de nombreux pays, le cristal apporte clairvoyance et don visionnaire. Le secret de fabrication et de taille des cristaux fonde le storytelling du groupe Swarovski. Il lui permet de développer cet univers magique, dans ses branches de haute couture et brand entertainment, tout en le rendant accessible dans ses boutiques Crystal Forest. Son storytelling se construit selon 4 principes

1. Transmettre une légende vivante

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le lieu mystérieux de la cristallerie Swarovski à Watten en Autriche

L’histoire commence avec l’invention, par Daniel Swaroski,  en 1892, d’une machine révolutionnaire qui permet de tailler le cristal, avec une plus grande précision que les techniques manuelles utilisées jusque lors. Ainsi le cristal prend la lumière, de manière exceptionnelle, avec des reflets proches du diamant. Dès 1895, il fonde à Wattens, en Autriche, son entreprise, avec une maxime : « le cristal doit éclairer la vie« .

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Boucheron : exemple de #storytelling #luxe

Le storytelling de la nouvelle collection de haute joaillerie de Boucheron nous invite à « Rêver d’ailleurs ». Il s’articule en 5 chapitres : Rives du Japon, Trésor de Perse, Pinceau de Chine, Splendeurs de Russie, Fleurs des Indes et respecte les principes d’un storytelling subtil et efficace, suivant les codes du luxe.

1. Créer une narration globale qui donne du sens

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Les rives du Japon imaginées de la Place Vendôme à Paris

Louis Boucheron, fils du fondateur, parcourait le monde à la recherche des plus belles pierres ou à la rencontre de ses clients. A son retour, il racontait les histoires de ses voyages « exotiques », illustrés dans ses carnets. Les artisans de la maison pouvaient alors imaginer de la vue des toits de Paris de nouveaux horizons d’inspiration. Louis Boucheron, storyteller avant l’heure, disait de son métier :

« Notre raison d’être est de créer de l’émotion. »

La nouvelle collection revisite cette même source d’inspiration, en réinterprétant ces « exotismes » à la française. La narration de Boucheron s’ancre toujours dans son hôtel lumineux de la Place Vendôme, point central de son storytelling.

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Joy, le #storytelling de la joie en pleine crise

Dès la création de ce parfum, en 1930, Jean Patou a su jouer des fondamentaux du storytelling : créer un nom porteur d’émotions, lui associer une narration construite et la partager.
Le pitch

Jean Patou doit faire face à la crise de 1929 qui voit s’effondrer son importante clientèle américaine. Comment réagir pour éviter la faillite ? Le couturier prend la situation à contre-pied. Lire la suite

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Exemple de #storytelling croisé Duvelleroy-Guerlain

Parallèlement à son storytelling d’entreprise, Duvelleroy déploie celui de ses éventails en le croisant avec l’histoire de ses prestigieux clients, ses designers pointus ou ses « confrères » créateurs de luxe. Ainsi chaque éventail raconte une histoire, comme tout parfum de Guerlain diffuse une légende.

Pour créer un storytelling croisé, il faut rechercher une histoire commune et la rendre vivante.

Mariage de Napoléon III avec Eugénie de Guzman le 30 janvier 1853 (c) D.R.

 

Pour Duvelleroy et Guerlain, c’est un conte de fée qui les rapproche, car ils partagent un bel épisode de l’Histoire de France. Lire la suite

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Duvelleroy : storytelling d’une reprise d’activité

En s’associant avec le dernier héritier de la maison Duvelleroy, éventailliste des reines depuis 1827, Éloïse Gilles et Raphaëlle de Panafieu ont relancé l’activité de l’entreprise, en déclin depuis 1970 et en ont ravivé le storytelling.

Elles ont choisi d’inscrire leur storytelling dans la continuité des éléments de l’histoire de Duvelleroy, avec lesquels elles sont en affinité. En effet, cette maison a été créée par un jeune homme de 25 ans à une époque où l’éventail était démodé et il a su en lancer une nouvelle mode. C’est exactement ce qu’ont fait, depuis 2010, les 2 jeunes associées, en remettant dans le vent, les éventails de haute façon et les éventails de designer.

peacock fan by Duvelleroy

éventail actuel en plumes de paon par Duvelleroy

Pour parfaire cette continuité, elles se sont plongés dans le trésor d’archives, documents, dessins et moules d’éventails, conservés soigneusement depuis 1827. Elles ont sélectionné des codes pour symboliser Duvelleroy en cohérence avec l’histoire de cette maison et leur propre appréhension d’un éventail contemporain :

  • la marguerite, logo des éventails de haute façon
  • la couleur jaune pour les packagings (couleur préférée de Madame Duvelleroy)
  • la reprise des « icônes » intemporelles de la maison comme les éventails en plume de paon, les éventails ballons.

Parallèlement, elles ont reconstitué le circuit de fabrication qui comprend 15 artisans d’art différents : plisseur, brodeur, plumassier, tabletier sur corne, tabletier sur ébène etc. Mais elles ont aussi apporté leur innovation en mettant au point de nouvelles technologies d’ennoblissement comme la sérigraphie de feuilles de métal sur soie ou de la dentelle retravaillée. Elles ont ainsi obtenu le label Entreprises du Patrimoine Vivant.

design fan by Duvelleroy

présentation d’éventails design par Duvelleroy chez Dilettantes, cave à champagne

Leurs collections n’en sont pas pour autant surannées. Elles revisitent les classiques, réalisent des pièces d’exception comme un éventail de plumes d’1 mètre d’envergure pour le film Shalimar de Guerlain. Elles co-éditent également avec des designers pointus une collection d’éventails plus accessibles.

Et en 2012, elles sont lauréates du Talents du luxe pour leur originalité. En 2013, le musée des Arts Décoratifs consacre une exposition à cet aller-retour entre passé et présent qui caractérise l’histoire de Duvelleroy désormais. En 2014, elles continuent d’écrire le storytelling d’une transmission réussie.

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Storytelling cinégénique pour YSL beauté

Yves Saint Laurent développe un storytelling cinégénique à partir du nom d’un de ses parfums La Nuit de l’Homme. Suite au remplacement de son égérie Vincent Cassel par Garett Hedlund et à la baisse de ses ventes en France, la directrice marketing Raphaëlle Brzuchacz a voulu retravailler l’image du parfum et « associer la marque à une expérience sublime ». C’est ainsi qu’YSL Beauté a initié avec Canal + un programme de 8 courts métrages.

Réalisés par Fabien Coutant (sauf un  par Pierre Niney), ils racontent tous la nuit vécue, imaginée, ressentie par des célébrités ayant une activité en rapport avec la nuit. Tournés à Paris en noir et blanc avec une toute nouvelle caméra, ils évitent l’écueil du city guide et se positionnent plutôt comme des courts documentaires de création. La marque a laissé carte blanche à la réalisation : aucun placement de produit, de vêtement, d’évocation de l’univers olfactif. YSL n’apparaît qu’au générique de fin. Mais bien sûr, ces récits de nuit évoquent le territoire du nom du parfum, leurs acteurs les hommes auxquels s’identifier pour le porter. Le concept La nuit de laisse ouverte de nombreuses possibilités d’en compléter le titre et d’écrire de nouveaux chapitres-portraits.

Les « épisodes » seront dévoilés, de façon feuilletonnante, à raison d’un par semaine, pendant 8 semaines, en exclusivité dans les fenêtres de clair de Canal +. Puis ils seront visibles sur You Tube. Les Inrocks relayent l’opération par un encart La nuit de  (contenus complémentaires par rapport au film diffusé, réalité augmentée), sur leur site et leur page Facebook.

Cette opération de storytelling illustre l’importance du naming comme ressort d’une communication narrative.

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Exemple de storytelling d’exposition : le roman d’une garde robe au Musée Carnavalet

Le storytelling est au cœur de l’exposition comme l’indique déjà son titre Le roman d’une garde robe. Elle raconte l’histoire d’Alice Alleaume, 1ère vendeuse de la maison de haute couture Chez Cheruit et parisienne à la mode.

3 ans d’enquête policière pour documenter le « roman »

Le rapprochement de différents indices :

ont permis d’écrire la trame narrative de l’exposition. Le roman d’une garde robe nous fait entrer dans la vie d’Alice au travers de ses cahiers professionnels, photos, robes, accessoires, tout en suivant l’évolution de la mode entre 1830 et 1930. Le dispositif est complété d’une visite sous forme de conte Quel chic, Alice !, de jeu pour enfant, d’ateliers et de concert.

Le choix du storytelling judicieux et adapté 

Il rend attachante et vivante la personnalité d’Alice, ce qui transforme le regard posé sur sa garde robe. Il immerge le visiteur au sein de l’activité de haute couture à cette époque. L’aspect émotionnel du storytelling renforce l’ intérêt pour les éléments exposés et en facilite l’appropriation et la mémorisation.

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