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Arles Antique, exemple de #storytelling culturel

Arles Antique est un oxymore : un musée antique partageant des œuvres de plus de 2000 ans, mais qui fête ses 20 ans ! Il est également exemplaire d’un storytelling culturel très réussi.

1. Arles Antique : le storytelling en pratique

Tête de César, musée d'Arles

Découverte dans le Rhône en 2012, la tête de César, storyteller avant l’heure avec son récit La guerre des Gaules,

Le « musée » illustre bien le schéma narratif ou actanciel du storytelling.

  • Arles Antique, musée héroïque, poursuit la quête de « fabriquer du beau, du lien social, de l’imaginaire, du rêve … » contre son ennemi : la fragilité, la disparition.
  • Dans sa mission, il peut s’appuyer sur des adjuvants (alliés) : la communauté de « visiteurs curieux, rêveurs, en quête de sens » qui le traversent et le visitent.
  • Il doit lutter contre les opposants qui feraient céder à la tentation d’une muséographie froide, passéiste, sans âme.

Dans la structure des histoires analysées par Greimas, le schéma narratif est en général complété par 3 épreuves ou étapes formelles. En poursuivant le parallèle, Arles Antique a réussi le passage de ces épreuves en découvrant, conservant et diffusant de spectaculaires trésors cachés dans les eaux du Rhône : comme la tête de César, le bateau Arles-Rhône3 et …sans doute d’autres à venir.

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Storytelling à l’italienne : Ginori, mécène de Rosso Fiorentino

L’ambassade d’Italie à Paris théâtralise, en avant-première mondiale, le storytelling d’une oeuvre et de sa restauration. L’histoire commence en 1520, à Florence, lorsque Carlo Ginori commande au peintre Rosso Fiorentino, un retable pour une chapelle de la basilique San Lorenzo. Le mariage de la vierge ou retable Ginori est livré en 1523. Dès l’origine, cette oeuvre a suscité une émotion particulière et engendré une tradition qui perdure : les jeunes épouses venant y faire bénir leur anneau nuptial. Cette coutume permit au retable de garder sa place dans la basilique, mais au fil des siècles, l’oeuvre s’est dégradée. Une restauration délicate s’impose en 2011, dont l’exposition présente, de manière scientifique, les multiples étapes, avant de dévoiler l’oeuvre et son éclat chromatique retrouvé.

Pala Ginori

Mariage de la vierge au théâtre sicilien de l’ambassade d’Italie à Paris (3, 25 m x 2,50 m)

Parallèlement, le fils Ginori créa en 1735 la première manufacture de porcelaine à Florence qui suit la même longévité que le tableau. Près de 500 ans après la commande du tableau, parmi d’autres mécènes privés et publics de la restauration du Retable Ginori, figurent les descendants de cette même famille Ginori. Un capital de storytelling qui a séduit Gucci pour l’extension de ses activités de luxe dans les arts de la table.

En pratique : ambassade d’Italie jusqu’au 28 février, du lundi au samedi de 10 à 17h30, entrée libre, 51 rue de Varenne, Paris 7ème.

En complément : Le Musée du Louvre présente Le défi des Piérides de Rosso Fiorentino comme tableau du mois jusqu’au 3 mars. Au château de Fontainebleau, la galerie François 1er présente un exemple complet du travail du peintre.

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